Un grand banc de requins-marteaux festonnés, parmi les animaux des îles Galápagos les plus recherchés, tourne en cercle dans le bleu profond de l'océan ouvert.
Équateur

15 animaux des Galápagos et où les observer

6 novembre 2026

Des tortues géantes des hauts plateaux de Santa Cruz aux requins-baleines de l’île Darwin, voici 15 animaux des Galápagos, avec ce qu’il faut savoir sur chacun et les endroits où les trouver !

À 928 km des côtes de l’Équateur continental, les îles Galápagos sont protégées par un parc national depuis 1959. Cet isolement a façonné l’évolution de leur faune, et il explique le nombre d’espèces endémiques des Galápagos : environ 97 % des mammifères terrestres et des reptiles, et près de 80 % des espèces d’oiseaux terrestres, n’existent nulle part ailleurs sur Terre.

Beaucoup d’animaux, surtout les oiseaux terrestres, se montrent peu farouches au passage des visiteurs. Le naturaliste britannique Charles Darwin raconte d’ailleurs que les tourterelles des îles venaient se poser sur ses bras et sur sa tête.

Vous vous demandez quels animaux vivent aux Galápagos, lesquels vous avez des chances d’apercevoir et où les trouver exactement ? Ce guide est fait pour vous. PlanetaEXO, plateforme d’écotourisme spécialisée dans les voyages aux îles Galápagos, a réuni dans ce guide l’essentiel sur cette faune fascinante. À découvrir ci-dessous !

Un couple assis sur le sable blanc face à une eau turquoise, tandis que plusieurs otaries se reposent à proximité, une première rencontre classique avec les animaux des îles Galápagos.

1. Tortue géante des Galápagos

C’est elle qui a donné son nom à l’archipel. Les premiers explorateurs espagnols ont repris le vieux mot « galápago » (« selle ») pour décrire la forme de sa carapace. Les scientifiques reconnaissent environ 15 espèces de tortue géante des Galápagos : une par île, ou par volcan sur Isabela.

En deux siècles, pirates, baleiniers et chasseurs de phoques en ont emporté 100 000 à 200 000, car une tortue pouvait survivre jusqu’à un an dans la cale d’un navire, sans eau ni nourriture. Aujourd’hui, 20 000 à 25 000 environ vivent à l’état sauvage.

Une tortue géante traverse une route de terre rouge sous un tunnel d'arbres verdoyants, dans les hauteurs des Galápagos.

Ce qu’il faut savoir sur les tortues des Galápagos :

  • Elles dispersent les graines dans leurs excréments, tracent des sentiers et empêchent la végétation de tout envahir. Sur les îles où elles vivent, les cactus Opuntia ont évolué vers des formes hautes, presque arborescentes, qui gardent leurs fruits et leurs raquettes hors de portée des tortues.
  • À Santa Cruz, beaucoup de tortues migrent au fil des saisons. Pendant la saison sèche, elles montent vers les hauts plateaux à la recherche de végétation verte, puis redescendent vers les basses terres à l’arrivée des pluies.
  • Dans les années 1960, il ne restait que 14 tortues sur Española. Diego, un mâle qui vivait au zoo de San Diego, aux États-Unis, a été ramené aux Galápagos pour les rejoindre dans un programme de reproduction. Bilan : plus de 2 000 descendants, dont une bonne partie sont les siens. En 2020, il est retourné sur Española, à plus de 100 ans.

Où les observer : À l’état sauvage dans les hauts plateaux de Santa Cruz : dans les réserves voisines du parc national, elles broutent et se vautrent dans des mares de boue. Mais aussi dans les centres d’élevage de Puerto Ayora (à côté de la station de recherche Charles Darwin) et de Puerto Villamil, sur Isabela, où grandissent les jeunes tortues destinées à repeupler les îles.

Une tortue géante, l'un des animaux les plus emblématiques des îles Galápagos, marche lentement sur une herbe rase à la lisière d'une forêt.

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2. Iguane marin

L’iguane marin est le seul lézard marin au monde. Il vit à terre mais se nourrit en mer : il broute les algues sur les rochers ou plonge les chercher en eau froide. On le trouve sur les côtes de toutes les grandes îles, sur un territoire d’environ 275 km² seulement.

Ce qu’il faut savoir sur les iguanes marins :

  • Avec les algues, ils avalent beaucoup d’eau salée. Des glandes situées dans leur nez filtrent l’excès de sel, qu’ils expulsent en éternuant. D’où la croûte de sel blanche que beaucoup portent sur la tête.
  • Les années El Niño, quand les algues disparaissent, ils perdent jusqu’à 20 % environ de leur longueur, car leur organisme résorbe une partie de leurs os. Quand la nourriture revient, ils retrouvent leur taille. Plus l’iguane est petit, moins il dépense d’énergie, et meilleures sont ses chances de survie.
  • Sur Española, les iguanes se parent de rouge et de vert turquoise pendant la saison de reproduction, ce qui leur vaut le surnom d’« iguanes de Noël ».

Où les observer : sur les rochers des zones humides d’Isabela, sur le rivage de North Seymour, dans la mangrove de Playa Mansa, à Punta Suárez sur Española, et sous l’eau à Cape Douglas, sur Fernandina.

Gros plan sur la tête hérissée et la peau écailleuse rouge et noire d'un iguane marin, l'œil fixé sur l'objectif.

3. Iguane terrestre des Galápagos

Il peut mesurer plus de 90 cm de long, et les grands mâles pèsent jusqu’à 14 kg. L’iguane terrestre des Galápagos regroupe 3 espèces : l’iguane jaunâtre, présent sur six îles, l’espèce de Santa Fe, cantonnée à l’île du même nom, et l’iguane rose, classé en danger critique, qui ne vit que sur les pentes du volcan Wolf, sur Isabela.

Ce qu’il faut savoir sur les iguanes terrestres :

  • Leur régime repose sur les raquettes, les fleurs et les fruits du cactus Opuntia. Ils retirent parfois les épines avec leurs griffes en faisant rouler la raquette sur le sol, mais ils les avalent aussi souvent sans le moindre problème.
  • Sur Fernandina, les femelles accomplissent un voyage impressionnant : elles grimpent plusieurs kilomètres jusqu’au sommet du volcan, puis descendent au fond du cratère pour pondre dans la cendre volcanique chaude, qui fait office d’incubateur.
  • En 1975, des chiens retournés à l’état sauvage ont anéanti deux colonies en moins de six mois. Les jeunes ont été élevés dans un centre de reproduction, puis relâchés une fois les chiens disparus. Le dernier lâcher à Cerro Dragón date de 1991.

Où les observer : Cerro Dragón sur Santa Cruz, Santa Fe, North Seymour et le long de la route qui part de l’aéroport de Baltra.

Un iguane terrestre jaune et orange vif, l'un des animaux les plus spectaculaires des îles Galápagos, perché sur une roche volcanique sombre.

4. Otarie des Galápagos

L’otarie est souvent l’un des premiers animaux des Galápagos que l’on croise en arrivant. Ces voisines sympathiques dorment paisiblement sur les quais, les bancs ou les plages. Les mâles adultes pèsent jusqu’à 250 kg : c’est la plus grande espèce des parages.

Une otarie des Galápagos nage gracieusement sous l'eau au-dessus de rochers volcaniques sombres, la lumière du soleil filtrant à travers la surface ondulante au-dessus de son corps élancé.
Photo: Sea Lion

Ce qu’il faut savoir sur l’otarie des Galápagos :

  • Une femelle a généralement un petit par an, ou tous les deux ans. L’espèce pratique l’implantation différée : l’embryon reste « en pause » quelques mois avant de se développer, ce qui cale la naissance sur la saison la plus favorable.
  • Les mâles sans territoire se regroupent sur des « plages de célibataires », à l’écart des colonies de reproduction, le temps d’acquérir la taille et la force nécessaires pour conquérir leur propre bout de rivage.
  • Comme elles ont évolué sans prédateurs terrestres, elles n’ont presque pas peur de l’homme. Les jeunes otaries jouent volontiers avec les amateurs de snorkeling : elles tournent autour d’eux, soufflent des bulles et mordillent leurs palmes.

Où les observer : la Lobería sur San Cristóbal, Bahía Gardner sur Española (l’une des plus grandes colonies de l’archipel) et Los Túneles, sur Isabela, en snorkeling.

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5. Otarie à fourrure des Galápagos

Ce n’est pas un phoque : l’otarie à fourrure des Galápagos est bien une otarie. Plus petite, elle a la tête plus large, les yeux saillants et une fourrure bien plus épaisse. C’est pour cette fourrure que les chasseurs du XIXᵉ siècle ont traqué ces otaries par dizaines de milliers. Leurs effectifs sont remontés depuis, mais l’UICN classe toujours l’espèce En danger.

Ce qu’il faut savoir sur l’otarie à fourrure :

  • Elle chasse calmars et poissons la nuit, et limite ses sorties les nuits de pleine lune, quand la clarté la rend vulnérable aux prédateurs comme les requins.
  • Pour fuir la chaleur, elle préfère les côtes rocheuses, les coins d’ombre, les crevasses et les grottes.
  • Les petits tètent pendant 2 à 3 ans. Quand un nouveau-né arrive alors que l’aîné tète encore, la concurrence est rude : l’aîné l’emporte généralement, et le nouveau-né, souvent, n’y survit pas.

Où les observer : Les falaises d’El Barranco et Darwin Bay, sur Genovesa.

Portrait en gros plan d'une otarie à fourrure des Galápagos, l'un des animaux de l'archipel, montrant de longues moustaches blanches et des yeux sombres sur un fond rocheux flou.
Photo: CC BY-SA 2.

6. Fou à pieds bleus

Le fou à pieds bleus est l’oiseau que la plupart des gens imaginent en pensant à la faune des Galápagos. Pendant sa lente parade nuptiale, souvent au bord même du sentier, le mâle lève ses pattes bleu vif l’une après l’autre. Long de 70 à 90 cm, l’oiseau pêche en plongeant en piqué dans la mer.

Deux fous à pieds bleus perchés côte à côte sur un rocher couvert de lichen, face à l'océan ouvert sous un ciel pâle et couvert.

Ce qu’il faut savoir sur le fou à pieds bleus :

  • Le bleu de ses pattes vient de pigments caroténoïdes qu’il tire du poisson frais dont il se nourrit. Plus la couleur est vive, plus l’oiseau est bien nourri et en bonne santé. S’il manque de nourriture, elle pâlit en quelques jours.
  • Quand il plonge à grande vitesse pour se nourrir, des sacs aériens dans son crâne amortissent l’impact. Ses narines sont fermées : il respire par les commissures du bec.
  • Les îles comptent 3 espèces de fous : à pieds bleus, de Nazca et à pieds rouges. Le fou à pieds rouges est le plus nombreux, mais il niche dans les arbres des îles périphériques, ce qui le rend plus difficile à voir.

Où les observer : North Seymour, les corniches de lave au-dessus de Los Túneles et les rochers de la baie de Puerto Villamil. Les fous à pieds rouges, eux, se trouvent sur Genovesa.

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Plusieurs fous à pieds bleus, parmi les animaux les plus connus des îles Galápagos, se tiennent sur une roche corallienne déchiquetée près d'une eau turquoise éclatante sous un ciel dégagé.
Photo: Unsplash

7. Frégates

Les Galápagos abritent 2 des 5 espèces de frégates du monde : la frégate superbe et la frégate du Pacifique. En période de reproduction, les mâles gonflent comme un ballon une poche rouge vif sous la gorge et appellent les femelles qui volent au-dessus d’eux.

Ce qu’il faut savoir sur les frégates :

  • Leurs plumes ne sont pas imperméables : elles pêchent sans jamais laisser leur corps toucher l’eau. Une frégate détrempée peut se noyer.
  • Leur surnom de « pirates » vient d’une autre habitude : il leur arrive de poursuivre en vol des fous ou d’autres oiseaux marins, parfois en leur tirant la queue, jusqu’à ce qu’ils lâchent ou régurgitent leur poisson. La frégate le rattrape alors avant qu’il ne touche l’eau.
  • Une femelle ne pond qu’un seul œuf tous les deux ans, car le poussin dépend de ses parents pendant plus d’un an : l’une des périodes de dépendance les plus longues chez les oiseaux.

Où les observer : North Seymour, où les mâles paradent au bord du sentier, et Genovesa pour la frégate du Pacifique.

Un frégate mâle, l'un des animaux les plus spectaculaires des îles Galápagos, exhibe en gros plan sa poche gulaire rouge vif gonflée.

8. Manchot des Galápagos

Parmi les animaux des îles Galápagos les plus célèbres figure le manchot des Galápagos, le seul manchot qui vit sur l’équateur ou au nord de celui-ci. C’est aussi l’un des plus petits manchots du monde, et sa population totale n’atteint qu’environ 2 000 oiseaux. Des courants marins froids apportent une eau riche en nutriments jusqu’à Fernandina et Isabela, où vivent près de 95 % d’entre eux.

Ce qu’il faut savoir sur le manchot des Galápagos :

  • Le jour, il passe une bonne partie de son temps dans l’eau, plus fraîche que l’air. À terre, il halète comme un chien et écarte ses ailerons pour évacuer la chaleur.
  • Il n’a pas de saison de reproduction fixe : il pond dès que la nourriture abonde, ce qui peut arriver jusqu’à deux ou trois fois dans la même année. Les couples restent généralement unis pour la vie.
  • L’épisode El Niño de 1982-1983 a fait chuter la population de 77 %, celui de 1997-1998 de 65 %. L’espèce ne s’en est jamais complètement remise. Aujourd’hui, l’UICN la classe En danger.

Où les observer : en kayak dans la baie de Puerto Villamil, sur Isabela, de temps en temps à Los Túneles, en snorkeling à Sombrero Chino et à Bartolomé, et depuis un canot pneumatique le long de Punta Vicente Roca.

Trois manchots des Galápagos, parmi les animaux les plus rares des îles Galápagos, se tiennent sur des roches de lave sombres près d'une eau turquoise, avec des vagues se brisant derrière eux.

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9. Cormoran aptère

Le cormoran aptère est le seul cormoran au monde incapable de voler. Faute de prédateurs terrestres, il a peu à peu perdu l’usage du vol et compte désormais sur des pattes puissantes et de minuscules ailes atrophiées pour se propulser dans la mer. On en compte environ 1 600 adultes, tous sur Fernandina et sur les côtes nord et ouest d’Isabela.

Ce qu’il faut savoir sur le cormoran aptère :

  • Ses yeux, d’un bleu turquoise intense, tranchent sur son plumage sombre.
  • Pour séduire une femelle, le mâle lui offre des algues, des brindilles et même des objets trouvés en mer, comme des capsules de bouteille et des bouts de corde.
  • Quand la nourriture abonde, la femelle peut confier le poussin au mâle et partir chercher un nouveau partenaire pour fonder un autre nid. Ce genre d’arrangement est rare chez les oiseaux.

Où les observer : uniquement à l’extrême ouest. En canot pneumatique le long de Punta Vicente Roca, sur la côte ouest d’Isabela, on les croise sur les rochers.

Un cormoran aptère, l'un des animaux les plus rares des îles Galápagos, déploie ses ailes courtes et trapues pour les sécher sur un rivage rocheux ensoleillé.
Photo: NOAA Photo Library

10. Albatros des Galápagos

L’albatros des Galápagos se reproduit presque exclusivement sur l’île Española : en 2001, on y a recensé au moins 34 694 adultes. Les couples sont unis pour la vie et renouvellent leur lien chaque année par une longue parade nuptiale. L’espèce est classée En danger critique, surtout parce que beaucoup d’oiseaux se prennent dans les lignes de pêche.

Ce qu’il faut savoir sur l’albatros des Galápagos :

  • C’est le seul albatros qui se reproduit entièrement sous les tropiques, alors que presque toutes les autres espèces vivent dans les mers froides du sud ou du Pacifique Nord.
  • À terre, il est lourd et maladroit. Pour décoller, il se dandine jusqu’au bord des falaises de Punta Suárez et se lance dans le vent, qui lui sert de « piste » naturelle.
  • Les albatros arrivent sur Española vers mars-avril et y restent jusqu’en décembre ; de janvier à mars, l’île en est presque vide. Les jeunes passent plusieurs années en mer sans toucher terre avant de revenir se reproduire dans la colonie.

Où les observer : Punta Suárez sur Española, en saison, aux côtés des moqueurs d’Española, des iguanes marins et des lézards des laves.

Un albatros des Galápagos, l'un des animaux des îles Galápagos que l'on trouve à Española, plane à basse altitude au-dessus des vagues turquoise déferlantes près de falaises de lave sombres.

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11. Pinsons de Darwin

On compte plus d’une douzaine d’espèces de pinsons de Darwin dans l’archipel, chacune de la taille d’un moineau. Ils comptent parmi les oiseaux des Galápagos les plus communs, et leur bec a évolué pour exploiter toutes sortes de nourritures : graines, feuilles et fleurs, mais aussi insectes et sang. Ensemble, ils occupent des niches écologiques qui reviennent, sur le continent, à 7 familles différentes.

Ce qu’il faut savoir sur les pinsons de Darwin :

  • Toutes les espèces descendent d’un ancêtre unique, un oiseau proche des cicis, de la famille des Thraupidés, arrivé du continent aux Galápagos il y a environ 2 à 3 millions d’années.
  • Quand il a collecté des spécimens en 1835, Darwin n’a même pas compris que ces oiseaux étaient apparentés, et il a mal noté l’île d’origine de chacun. C’est l’ornithologue John Gould, à Londres, qui a identifié le groupe. En 1973, les biologistes britanniques Peter et Rosemary Grant ont commencé à les étudier.
  • Les mâles apprennent leur chant auprès de leur père, et les femelles choisissent leur partenaire au chant de leur propre espèce. Cela contribue à garder les espèces distinctes.

Où les observer : Los Gemelos et Cerro Mesa dans les hauts plateaux de Santa Cruz, la réserve de tortues de Manzanillo et les broussailles côtières de Bahía Borrero.

Un petit géospize noir, l'un des célèbres animaux des îles Galápagos chers à Darwin, perché sur une fine branche au milieu du feuillage verdoyant des hauteurs.
Photo: Andrew Katsis

12. Flamant des Galápagos

Les îles n’abritent qu’environ 320 à 350 oiseaux. Ailleurs, les flamants ont besoin d’immenses colonies pour se reproduire. Ici, quelques couples suffisent. Le rose de leurs plumes vient du bêta-carotène des artémias qu’ils filtrent dans les lagunes salées proches de la mer.

Ce qu’il faut savoir sur le flamant des Galápagos :

  • Le flamant des Galápagos n’est autre que le flamant des Caraïbes, l’espèce qui peuple aussi les Caraïbes, le nord de l’Amérique du Sud et le Mexique. Des études suggèrent que la population des îles Galápagos est isolée et présente de légères différences génétiques et de taille, avec des oiseaux un peu plus petits, mais elle n’est pas reconnue comme une espèce à part.
  • Les poussins naissent gris pâle et ne deviennent roses qu’avec le temps, à mesure qu’ils accumulent les pigments. Le « lait » produit dans la partie haute du tube digestif, chez le mâle comme chez la femelle, est lui aussi rougeâtre.
  • Farouches, ils peuvent abandonner leur nid si on les dérange. Sur les sites de visite, la consigne est simple : gardez vos distances et restez silencieux.

Où les observer : les lagunes des zones humides d’Isabela, près de Puerto Villamil, et parfois la lagune derrière la plage de Garrapatero, sur Santa Cruz.

Un groupe de flamants roses, parmi les animaux les plus colorés des îles Galápagos, patauge et se nourrit dans un lagon peu profond bordé de mangroves.

13. Tortue verte

La tortue marine la plus commune des Galápagos est la tortue verte du Pacifique Est, que l’on aperçoit lors des sorties de snorkeling. Les femelles pondent sur plus de 100 plages de l’archipel, ce qui en fait un site de nidification essentiel. Quinta Playa, au sud d’Isabela, reçoit 2 000 à 3 000 nids chaque année.

Ce qu’il faut savoir sur la tortue verte aux îles Galápagos :

  • Comparée aux tortues vertes des autres océans, elle a une carapace plus sombre, presque noire, et elle est généralement plus petite. Les scientifiques débattent encore : sous-espèce, population distincte ou simple variation ?
  • Omnivores dans leur jeunesse, les tortues vertes mangent alors de petits animaux et des plantes. Adultes, elles deviennent herbivores et se nourrissent surtout d’algues et de feuilles de palétuvier.
  • La ponte a lieu surtout de décembre à juin, avec un pic les premiers mois de l’année. L’accouplement s’observe en général en mer, entre novembre et janvier.

Où les observer : Bahía Borrero sur Santa Cruz, Los Túneles sur Isabela, Kicker Rock au large de San Cristóbal et les eaux calmes de Playa Mansa, à Tortuga Bay, idéales en kayak.

Vue d'en haut, une tortue verte, l'un des animaux des îles Galápagos que l'on aperçoit en kayak, nage dans une eau turquoise limpide au-dessus d'un fond sablonneux.

14. Requin-marteau halicorne

Si beaucoup de plongeurs viennent dans l’archipel, c’est pour les bancs de requins-marteaux halicornes. Aux Galápagos, ces bancs se forment près des tombants profonds et peuvent réunir jusqu’à 400 requins. L’UICN classe l’espèce en danger critique après de fortes baisses dues à la surpêche.

Ce qu’il faut savoir sur les requins-marteaux halicornes :

  • Leur tête en forme de marteau élargit leur champ de vision, abrite davantage d’ampoules de Lorenzini (des pores qui détectent les champs électriques des proies cachées dans le sable) et améliore leur portance et leur maniabilité dans l’eau.
  • Les femelles donnent naissance à des petits entièrement formés, en portées qui peuvent dépasser 20 à 30 petits. Les jeunes passent leurs premières années en eaux peu profondes et abritées, loin des adultes.
  • À Darwin et Wolf, les requins glissent lentement dans des « stations de nettoyage », où des poissons comme le poisson-papillon barbier et le poisson-ange royal leur retirent les parasites de la peau. C’est là que les plongeurs les voient en général de près.

Où les observer : Wolf et Darwin, les deux îles du nord, accessibles uniquement en croisière plongée. En snorkeling à Kicker Rock, on en aperçoit parfois un, loin en dessous.

Un grand banc de requins-marteaux festonnés, parmi les animaux les plus impressionnants des îles Galápagos, tourne en cercle dans l'eau bleue ouverte.

15. Requin-baleine

Pendant les mois les plus frais, le plus grand poisson du monde croise au large de l’île Darwin. Une étude de la station de recherche Charles Darwin y a recensé 82 requins-baleines entre 2011 et 2013. Plus étonnant : 91,5 % étaient des femelles adultes de 11,35 m en moyenne, et presque toutes présentaient des signes de gestation. Aujourd’hui, l’UICN classe l’espèce En danger.

Ce qu’il faut savoir sur le requin-baleine aux îles Galápagos :

  • Où pondent les femelles de passage aux Galápagos ? Personne ne le sait avec certitude. Les chercheurs pensent que l’archipel est une escale sur une route migratoire vers le large.
  • Chaque requin-baleine porte un motif de taches unique, comme une empreinte digitale. Les scientifiques s’appuient sur les photos des plongeurs pour identifier et suivre chaque individu.
  • Aux Galápagos, la saison du requin-baleine va de juin à novembre, et c’est d’août à octobre que vous avez le plus de chances de l’observer.
Un requin-baleine massif et tacheté, l'un des plus grands animaux des îles Galápagos, glisse près d'un plongeur laissant échapper des bulles dans l'eau bleue profonde.

Où les observer : Darwin et Wolf, en croisière plongée. Le requin-baleine et le requin-marteau halicorne, les deux requins des Galápagos de cette liste, partagent les mêmes eaux.

👉 Explorer l’aventure : Croisière plongée aux Galápagos : 7 nuits à Wolf et Darwin

D’autres animaux des Galápagos à repérer

  • Lézards des laves : il en existe 7 espèces. Ils changent de couleur quand ils se sentent menacés et peuvent abandonner leur queue pour s’échapper. Cherchez-les sur le sentier de Tortuga Bay et sur Santa Fe.
  • Moqueurs : 4 espèces endémiques, souvent les premiers animaux à vous accueillir au débarquement. Le moqueur d’Española ne vit que sur l’île Española.
  • Hibou des marais et moucherolle vermillon : guettez-les tous les deux lors de la randonnée au volcan Sierra Negra, sur Isabela.
  • Dauphins : le grand dauphin et le dauphin commun sont les deux espèces les plus souvent observées, par exemple lors de la traversée en bateau entre Santa Cruz et Isabela.
  • Mola mola : le poisson-lune, que les plongeurs observent au large de Punta Vicente Roca.
Un lézard de lave au corps rayé se chauffe au soleil sur un rocher dans un paysage sec et rocailleux, l'un des nombreux animaux des îles Galápagos du maquis.
Photo: Diego Delso

Circuit terrestre, croisière ou bateau de plongée : la faune des Galápagos selon votre voyage

Les animaux que vous verrez dépendent de l’endroit où vous dormez. En voyage par voie terrestre, avec des nuits à l’hôtel sur Santa Cruz, Isabela et San Cristóbal, vous pourrez voir les tortues géantes, les otaries, les iguanes marins, les manchots, les flamants et les tortues marines. Les excursions en bateau à la journée y ajoutent North Seymour, Bartolomé, Santa Fe ou South Plaza.

Une croisière en yacht navigue de nuit vers les îles périphériques : Genovesa pour les fous à pieds rouges et les otaries à fourrure, Española pour l’albatros des Galápagos. Seule une croisière plongée permet de rejoindre Wolf et Darwin, ainsi que les eaux de l’ouest où vit le cormoran aptère.

Lors de nos voyages, un guide naturaliste agréé par le parc national des Galápagos vous accompagne. Le droit d’entrée au parc est de 200 US$ par personne, à régler en espèces à l’arrivée.

Un catamaran de croisière blanc mouille dans une eau turquoise calme, au large d'une côte rocheuse des Galápagos couverte de cactus, sous un ciel bleu.

Observer les animaux des Galápagos avec PlanetaEXO

Après avoir découvert tant d’espèces incroyables qui vivent aux îles Galápagos, pourquoi ne pas les voir de vos propres yeux ?

PlanetaEXO est une plateforme d’écotourisme spécialisée dans les voyages en Équateur, du tour des îles par voie terrestre à une semaine de plongée à Wolf et Darwin. Nous travaillons avec des opérateurs locaux et réservons les vols, les bateaux et les hôtels en un seul programme : vous vous concentrez sur les animaux, pas sur la logistique. Contactez-nous dès maintenant !