Le tepui au sommet plat du mont Roraima s'élevant au-dessus de la savane verdoyante de la Gran Sabana, au Venezuela
Roraima

Le Mont Roraima, dangereux ? Tout ce qu’il faut savoir pour un voyage au Venezuela en toute sécurité

19 août 2026

Le Mont Roraima est-il dangereux ? Le point sur les risques réels et sur tout ce qu'il vous faut pour un voyage au Venezuela et au Monde perdu en toute sécurité

Le Mont Roraima est le plus connu des tepuys, ces montagnes tabulaires au sommet plat qui s'élèvent au-dessus de la savane, là où le Brésil, le Venezuela et le Guyana se rejoignent. Son plateau de grès tient debout depuis près de 2 milliards d'années et il culmine à 2 810 mètres, ce qui fait du Roraima, au Brésil, le 8e plus haut sommet du pays. Environ 85 % du massif se trouvent au Venezuela, et c'est de là que naissent la plupart des questions que se posent les voyageurs avant de réserver.

Alors, le Mont Roraima est-il dangereux ? Pas comme le laissent croire les rumeurs. Les vrais dangers, ce sont le froid, l'altitude du plateau, un terrain accidenté, l'isolement et la frontière vénézuélienne, pas la criminalité ni les animaux sauvages. Bien organisé, votre voyage n'a aucune raison de mal se passer.

PlanetaEXO guide pointing toward Mount Roraima across the Gran Sabana on a trip to Venezuela
Photo: Lucas Gobatti

PlanetaEXO, plateforme d'écotourisme spécialisée dans les circuits du Mont Roraima, a réuni ce guide pour apaiser vos inquiétudes. Découvrez-le ci-dessous !

L'approche par Boa Vista, côté brésilien

On peut techniquement atteindre le plateau par le Venezuela, en atterrissant à Caracas puis en poursuivant par la route, mais presque personne ne le fait.

L'itinéraire par le Roraima, au Brésil, est plus simple, mieux desservi et bien moins exposé. Boa Vista est une capitale régionale tranquille, avec des vols quotidiens et de vraies infrastructures, et la montée vers le nord par la BR-174 se fait sans difficulté.

Mais est-il seulement prudent de voyager au Venezuela ? C'est là que l'on se rassure. Depuis la réouverture de la frontière entre le Brésil et le Venezuela en 2022, un corridor touristique dédié permet aux groupes munis des bons permis d'atteindre le départ du sentier sans passer par les zones que visent les avertissements.

Aerial view of Boa Vista, the Brazilian gateway city to Mount Roraima, at sunset
Photo: Andreza Mariot

Votre voyage au Venezuela sera donc court et encadré du début à la fin, ce qui limite fortement les risques d'incident pouvant gâcher l'expérience.

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Respectez les règles des deux côtés de la frontière pour un voyage au Roraima sans accroc

Comme le trek du Mont Roraima passe au Venezuela, vous composez avec deux réglementations frontalières. Un passeport valide est exigé pour toutes les nationalités, y compris les Brésiliens, valable au moins six mois après votre date d'entrée.

Les exigences de visa varient : les ressortissants de l'Union européenne, du Royaume-Uni et de la plupart des pays d'Amérique latine entrent au Venezuela sans visa pour le tourisme, tandis que d'autres, notamment les citoyens des États-Unis et du Canada, doivent obtenir un visa à l'avance pour le passage vers le Roraima au Venezuela.

Le Venezuela est-il dangereux ? Pour un voyage serein, mieux vaut connaître certaines restrictions. Le département d'État américain classe le pays au « Niveau 3 : reconsidérez votre voyage » (mise à jour de juin 2026, allégée depuis le « Niveau 4 : ne voyagez pas »), et maintient un avertissement plus strict sur certaines régions, comme la frontière colombienne et l'État d'Amazonas, mais pas sur le corridor de la Gran Sabana emprunté pour rejoindre le Roraima au Venezuela.

C'est là que le corridor touristique change tout. Depuis 2022, un corridor dédié et contrôlé par permis relie la frontière brésilienne à Paraitepuy : les voyageurs empruntent un itinéraire surveillé plutôt que la campagne ouverte. Votre séjour au Venezuela est court, guidé du début à la fin, et se déroule dans la Gran Sabana paisible, loin des zones signalées.

Si vous vous demandez s'il est prudent de voyager au Venezuela pour la randonnée du Mont Roraima, la réponse est oui, à condition de bien préparer votre voyage : restez sur le corridor touristique et consultez l'avis aux voyageurs à jour de votre gouvernement avant de réserver, car la situation peut évoluer.

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Partez avec des guides qualifiés et expérimentés et un opérateur reconnu

Choisir un guide qualifié et un opérateur de confiance est la décision de sécurité la plus importante de toutes. Pour le trek du Mont Roraima, elle est même obligatoire.

Le règlement du parc national impose à chaque groupe de marcher avec des guides locaux certifiés, et la randonnée en autonomie est interdite. Ces guides sont des Pemón, le peuple autochtone de la communauté de Paraitepuy, qui gèrent l'itinéraire, les campements et la cuisine.

Un opérateur reconnu ne fait pas que guider sur le sentier : il organise les formalités de frontière, les transferts, les repas et le matériel collectif, de sorte que la logistique qui piège les voyageurs solitaires soit prise en charge.

Trekkers with backpacks approaching Mount Roraima on the trek across the Gran Sabana
Photo: Lucas Gobatti

L'autorité des parcs du Venezuela, Inparques, limite aussi les groupes à 8 marcheurs en haute saison et 16 en saison normale, toujours avec au moins deux guides. C'est précisément cet encadrement qui distingue les offres ordinaires des meilleurs circuits du Roraima.

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Suivez votre guide et restez groupés

Le danger du Mont Roraima devient bien moins préoccupant quand vous suivez votre guide. C'est lui qui observe le ciel et anticipe la météo du Mont Roraima, juge les passages de rivière, donne le rythme sur La Rampa et décide quand le plan doit changer, ce qui arrive souvent sur le plateau : la brume peut tomber en quelques minutes et la roche devient glissante dès qu'il pleut.

Restez avec le groupe, prévenez votre guide dès que vous vous sentez mal ou que vous souffrez du froid ou de l'altitude du Mont Roraima, et ne quittez pas le sentier balisé sur le plateau, où des dolines et des à-pics se cachent dans le brouillard.

Hikers crossing Mount Roraima's misty summit plateau among dark rock formations
Photo: Lucas Gobatti

Bien communiquer n'est pas une formalité : c'est ce qui rend un trek aussi isolé plus sûr.

Emportez le bon matériel, les bons vêtements et vos médicaments

Ce qui rend le Roraima dangereux tient surtout au froid et à l'humidité, plus qu'à autre chose. Pour ne pas tomber malade pendant le trek et rentrer en mauvaise santé, considérez votre liste d'affaires comme un équipement de sécurité.

Sur le plateau, les températures peuvent chuter autour de 5 °C la nuit et frôler 0 °C sous la pluie. Avec la brume épaisse et les cascades omniprésentes, le climat du Mont Roraima ne pardonne pas : rester au chaud et au sec n'est pas un simple confort, c'est votre meilleure protection pour éviter l'hypothermie.

Hiker on Mount Roraima's rocky summit plateau in the mist during the Roraima trek
Photo: Lucas Gobatti

Voici de quoi ne rien oublier :

  • Des chaussures de trek imperméables déjà rodées (des neuves provoquent des ampoules) et des bâtons de marche pour la descente raide.
  • Une veste de pluie de qualité, une housse de sac et des sacs étanches pour garder tout le contenu de votre sac au sec.
  • Des sous-vêtements thermiques, une veste chaude, des gants et une tenue sèche réservée uniquement au sommeil.
  • Un sac de couchage prévu pour 0 °C, une lampe frontale avec des piles de rechange et une gourde d'1 litre avec des pastilles de purification d'eau.
  • Une trousse de premiers secours personnelle et vos médicaments, plus de la crème solaire et un chapeau à larges bords pour la savane exposée.

Gardez votre certificat international de vaccination contre la fièvre jaune juste à côté de votre passeport. Il est également indispensable d'emporter des espèces en réais brésiliens pour les dépenses là où les cartes ne passent pas, car les distributeurs sont très difficiles à trouver près de la frontière.

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Souscrivez une assurance voyage aventure

Certains pourraient juger le Mont Roraima dangereux au sens où, dans un lieu aussi isolé, une blessure grave peut signifier une évacuation lente et tributaire de la météo.

On évite les accidents quand les marcheurs suivent les consignes du guide, utilisent le bon matériel et reconnaissent leurs limites, mais l'imprévu reste possible. C'est pourquoi une assurance voyage couvrant le trek isolé et en haute altitude est indispensable.

Vérifiez que votre contrat couvre explicitement le trek jusqu'à environ 2 800 m, l'évacuation médicale et le rapatriement, car les assurances vacances classiques excluent souvent précisément ce type de voyage.

Si vous ne savez pas où trouver une couverture pour tout ce dont vous avez besoin, un opérateur fiable saura vous orienter : une raison de plus de réserver votre trek du Mont Roraima auprès de spécialistes !

Connaissez vos limites et préparez-vous sérieusement

Le dernier élément de sécurité, c'est une évaluation honnête de soi-même. La difficulté du Mont Roraima est classée exigeante : environ 86 km à pied, une montée raide de 4,5 km, plusieurs nuits sous tente et des journées qui vont jusqu'à 8 heures. Nul besoin d'être un athlète, mais vous devez pouvoir marcher plusieurs kilomètres avec un sac chargé plusieurs jours de suite.

Trekkers climbing the steep rocky ascent of La Rampa on the Mount Roraima hike
Photo: Lucas Gobatti

Deux mois de randonnée, de cardio et de renforcement des jambes en amont font toute la différence entre souffrir et se régaler : alors renseignez-vous sur la montagne, l'itinéraire et la saison avant de vous engager.

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Le Mont Roraima, dangereux ? Pas avec PlanetaEXO

Le Mont Roraima n'est dangereux que si vous partez mal préparé ou seul. Pour un trek serein, faites les choses comme il faut : préparez votre matériel, respectez les protocoles de frontière, prenez une assurance voyage et engagez des guides locaux. Si vous voulez simplement profiter du sentier sans vous soucier du reste, un opérateur expérimenté peut tout prendre en charge !

PlanetaEXO est une plateforme d'écotourisme qui organise des circuits du Mont Roraima avec des guides autochtones pemón expérimentés et des partenaires locaux de confiance, en gérant tout, du passage de la frontière aux campements du sommet. Notre équipe s'occupe de la logistique, des permis et de la sécurité de votre voyage au Venezuela. Contactez-nous dès maintenant !